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Les saisons du cycle

Phase folliculaire : le printemps de ton cycle

Par Bett'her · Publié le 8 novembre 2026 · 8 min de lecture · Notre charte éditoriale

Après l'hiver de tes règles vient ton printemps : les œstrogènes remontent et un follicule grandit dans l'un de tes ovaires. Durée, hormones, ressentis, sport, assiette : ce qui se passe pendant ta phase folliculaire.

L'essentiel en 30 secondes

  • Médicalement, la phase folliculaire va du premier jour de tes règles jusqu'à l'ovulation : du 1er au 13e jour, sur la base d'un cycle de 28 jours. Dans les saisons Bett'her, ton printemps, ce sont les jours qui suivent tes règles, du 6e au 13e jour.
  • La FSH fait grandir plusieurs follicules dans tes ovaires. Un seul va jusqu'au bout : il fabrique des œstrogènes, qui remontent et préparent l'ovulation.
  • C'est la phase dont la durée varie le plus. Quand ton cycle s'allonge ou raccourcit, c'est le plus souvent elle qui bouge, et ton printemps avec.

La phase folliculaire, c'est quoi ?

Dehors, le printemps se reconnaît vite : les jours rallongent, les jardins reverdissent, tout repart. Dans ton corps, c'est pareil. Après l'hiver de tes règles, ton cycle se remet en mouvement. Pour voir tes quatre saisons d'un coup d'œil, retrouve les 4 phases du cycle menstruel.

Dans le langage médical, la phase folliculaire est celle qui précède la libération de l'ovule. Elle doit son nom aux follicules, de petits sacs remplis de liquide logés dans tes ovaires. Chaque follicule contient un ovule. Leur développement est l'événement principal de cette phase, et tout ce qui s'y passe prépare l'ovulation.

Quand commence et combien de temps dure la phase folliculaire ?

Elle commence le premier jour de tes règles, qui est aussi le jour 1 de ton cycle. Elle se termine quand le taux d'hormone lutéinisante (LH) grimpe en flèche. Cette montée conduit à l'ovulation, la libération de l'ovule.

Sur la base d'un cycle de 28 jours, elle va du 1er au 13e jour, et l'ovulation arrive vers le 14e jour. Le Manuel MSD lui donne une durée moyenne de 13 à 14 jours. Garde ces chiffres comme des repères : en général, l'intervalle entre deux règles va de 21 à 35 jours, et chez une même femme, il peut varier d'un cycle à l'autre. Ton cycle vit à son rythme, pas à celui d'une horloge suisse.

À retenir

Médicalement, la phase folliculaire commence avec tes règles, au jour 1, et se termine à l'ovulation. Les saisons Bett'her y voient deux temps : l'hiver des règles (jours 1 à 5), puis le printemps jusqu'à l'ovulation (jours 6 à 13). Ton printemps, c'est donc la deuxième partie de ta phase folliculaire.

Ton hiver a son propre article : la phase menstruelle, l'hiver de ton cycle. Ton printemps, lui, commence quand tes règles s'arrêtent. Et comme la durée des règles change beaucoup d'une femme à l'autre, ton premier jour de printemps aussi.

La fin de ton printemps dépend de l'ovulation, qui a lieu environ 14 jours avant le début des règles suivantes. Sur un cycle de 35 jours, elle tombe donc plutôt vers le 21e jour, et ton printemps dure une semaine de plus que sur un cycle de 28 jours. Prends ce calcul comme un ordre d'idée, pas comme une date au jour près.

Œstrogènes et FSH : ce qui se passe dans ton corps

Les hormones de la phase folliculaire ont deux têtes d'affiche : la FSH et les œstrogènes. Tout part d'un dialogue entre ton cerveau, une glande appelée l'hypophyse et tes ovaires. L'hypophyse sécrète deux hormones, la FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante), qui agissent sur tes ovaires. Tes ovaires répondent avec leurs propres hormones, les œstrogènes et la progestérone, qui agissent à leur tour sur ton cerveau et ton hypophyse.

Au début de la phase folliculaire, l'hypophyse augmente légèrement sa production de FSH. Résultat : 3 à 30 follicules se mettent à grandir. Puis le taux de FSH redescend, et un seul follicule continue sa croissance : le follicule dominant. Les autres dégénèrent. Imagine une branche au printemps : plusieurs bourgeons gonflent, un seul s'ouvre en fleur.

Ce follicule dominant fabrique des œstrogènes. En montant, ils travaillent sur plusieurs fronts. Ils donnent le signal à l'endomètre, la muqueuse qui tapisse ton utérus, de s'épaissir à nouveau après les règles. Ils agissent sur la consistance de la glaire cervicale. Et ils stimulent la production de LH.

Sous l'action des œstrogènes, la LH finit par grimper d'un coup. Ce pic entraîne la rupture du follicule et la libération de l'ovule : c'est l'ovulation. Ton printemps s'arrête là, ton été commence. Pour savoir à quoi le reconnaître, lis notre article sur les signes de l'ovulation.

Ce que tu peux ressentir pendant ton printemps

Pendant ton printemps, parler de symptômes, c'est d'abord parler de ce qui s'en va. Tes règles s'arrêtent, et avec elles les douleurs abdominales qui les accompagnent parfois. Si tu as eu des signes prémenstruels, comme des seins tendus ou un ventre ballonné, ils ont disparu quand tes règles ont commencé. Et tes œstrogènes remontent.

Côté énergie et humeur, la science cherche encore. Une équipe de l'INSEP cite une synthèse récente : chez des sportives, quand les œstrogènes montent, le ressenti serait plus favorable, avec plus de motivation et un effort perçu plus léger. Dans les saisons Bett'her, c'est l'élan du printemps. L'envie de projets, de nouveauté et de mouvement peut revenir, comme quand tu ouvres grand les fenêtres aux premiers beaux jours.

Idée reçue

Après tes règles, tu devrais forcément être en pleine forme ? Ton printemps est une tendance, pas une obligation. Chez les sportives, les études sur les phases du cycle donnent encore des résultats contradictoires. Chaque printemps a sa météo, et un printemps tout en douceur, c'est aussi ton cycle.

Pourquoi c'est la phase qui varie le plus

Le Manuel MSD découpe le cycle en trois phases : folliculaire, ovulatoire et lutéale. Des trois, la phase folliculaire est celle dont la durée varie le plus. L'Assurance Maladie le dit autrement : quand la durée du cycle change, c'est le plus souvent pendant cette phase. La phase lutéale, ton automne, est plus constante : en général entre 12 et 16 jours.

Regarde dehors : le printemps n'arrive pas chaque année à la même date. Il s'avance après un hiver doux, il se fait attendre quand le froid traîne. Le tien a la même souplesse, car sa fin dépend du moment où les œstrogènes du follicule dominant déclenchent le pic de LH.

Ce dialogue entre ton cerveau, ton hypophyse et tes ovaires réagit aussi à ce que tu vis. En cas de stress physique ou émotionnel, ton corps sécrète du cortisol, une hormone qui, à hautes doses, peut mettre ton cycle en pause pour un temps. Tes règles peuvent alors disparaître pendant une période.

L'âge joue aussi. Les cycles sont en général plus variables dans les premières années après les premières règles, puis avant la ménopause. Et autour de la ménopause, la phase folliculaire a tendance à raccourcir.

Pour t'y retrouver, le livret gratuit pour comprendre ton cycle t'invite à noter ce que tu reconnais chez toi et à observer ce qui se répète d'un cycle à l'autre.

Profiter de ton printemps

Au jardin, le printemps est la saison où l'on sème. Voici quelques idées pour le tien, à ajuster à ton énergie du moment.

Projets et organisation

Si l'élan est là, profites-en. Lance le projet que tu repousses depuis l'hiver, attaque enfin ce placard qui déborde, prépare la présentation qui compte. Quand tu peux choisir la date, cale tes rendez-vous les plus exigeants sur ces jours-là.

Pense aussi à la suite. Après l'été viendra ton automne, la saison où ton corps demande de la douceur. Ton printemps peut lui préparer le terrain : avancer un dossier, bloquer deux soirées tranquilles dans ton agenda. Un petit cadeau que tu te fais, livraison différée.

Le sport en phase folliculaire

En 2024, une équipe de l'INSEP (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) a publié une étude sur 13 cyclistes françaises de haut niveau, suivies pendant 30 mois. Chez 7 d'entre elles, suivies sur 52 cycles, l'indice d'intensité des séances les plus dures était 8 % plus élevé entre la fin des règles et l'ovulation estimée, soit pendant leur printemps, que pendant les règles. Sur les séances longues, moyennes ou légères, aucune différence n'est apparue.

Les chercheurs restent prudents. Les phases ont été estimées avec un calendrier, sans mesure des hormones, et chez des sportives d'élite. Pour eux, le cycle semble compter seulement quand l'effort approche du maximum, et les écarts restent grands d'une athlète à l'autre. Pour toi, l'idée à garder, c'est d'écouter ton propre profil. Si l'envie est là, ton printemps peut être l'occasion de tester un peu plus d'intensité : un fractionné, une côte, ce cours qui te fait de l'œil depuis des semaines. Tes sensations passent avant le calendrier. Pour bouger à chaque saison, lis sport et cycle menstruel.

Que manger en phase folliculaire

Côté alimentation, en phase folliculaire, pas d'aliment magique : juste du frais et de la couleur, comme la saison qui va avec. L'idée, c'est de varier ton assiette, pas de manger moins.

Pour la composer, les repères de Santé publique France, pensés pour tout le monde, te donnent une base : aller vers des fruits et légumes de saison, faire une place aux légumes secs, aux fruits à coque non salés et aux produits céréaliers complets. Une salade de lentilles aux herbes fraîches, des crudités, une poignée de noix, une tranche de pain complet : ton assiette de printemps se compose en quelques minutes.

Si l'énergie est au rendez-vous, cuisine en double et glisse une soupe ou un plat de pois chiches au congélateur : ton automne te dira merci. Pour adapter ton assiette à chaque saison, lis alimentation et cycle menstruel.

Le conseil Bett'her

Pendant quelques cycles, note sur un carnet ou un calendrier le premier jour de tes règles, puis le jour où tu sens ton énergie revenir. L'Assurance Maladie propose d'ailleurs de noter les jours d'apparition des règles pour observer leur régularité. Au fil des mois, tu pourras voir si ton printemps arrive toujours au même moment, ou s'il avance et recule, comme un vrai printemps.

Quand en parler à un professionnel de santé ?

Un printemps qui arrive un peu plus tôt ou un peu plus tard, c'est dans sa nature. Certains signes méritent en revanche un avis : des règles absentes depuis plus de 3 mois, des saignements en dehors de tes règles, des règles très abondantes ou très longues qui perturbent ton quotidien, ou des douleurs de règles fortes et qui reviennent. Ton médecin, une sage-femme ou un gynécologue peuvent faire le point avec toi.

Questions fréquentes

Combien de temps dure la phase folliculaire ?

En moyenne 13 à 14 jours, selon le Manuel MSD. Sur la base d'un cycle de 28 jours, elle va du 1er au 13e jour, et l'ovulation arrive vers le 14e jour. C'est aussi la phase dont la durée varie le plus : quand ton cycle s'allonge ou raccourcit, c'est le plus souvent elle qui change. La phase lutéale, elle, est plus constante, en général entre 12 et 16 jours.

La phase folliculaire commence-t-elle avec les règles ?

Oui. Médicalement, elle commence le premier jour des règles, qui est aussi le jour 1 du cycle, et se termine à l'ovulation. Les saisons Bett'her découpent ce moment en deux : l'hiver, le temps des règles, puis le printemps, les jours qui suivent jusqu'à l'ovulation. Ton printemps, c'est donc la deuxième partie de ta phase folliculaire, du 6e au 13e jour sur un cycle de 28 jours.

C'est quoi un follicule ?

C'est un petit sac rempli de liquide, logé dans l'ovaire, qui contient un ovule. Au début du cycle, l'hypophyse augmente un peu sa production de FSH, et 3 à 30 follicules se mettent à grandir. Puis un seul, le follicule dominant, poursuit sa croissance et fabrique des œstrogènes, tandis que les autres dégénèrent. À l'ovulation, c'est lui qui libère son ovule. La phase folliculaire tient son nom de ces petits sacs.

Pourquoi je me sens mieux après mes règles ?

Plusieurs changements s'additionnent. Tes règles se terminent, et avec elles les douleurs qui les accompagnent parfois. Les signes prémenstruels, s'ils étaient là, ont disparu à l'arrivée des règles. Et tes œstrogènes remontent : une synthèse récente, citée par une équipe de l'INSEP, suggère que, chez des sportives, leur hausse irait de pair avec plus de motivation et un effort perçu plus léger. Chacune vit ce rebond à sa façon.

Sources

  1. QuestionSexualité (Santé publique France) : Le cycle menstruel
  2. Manuel MSD grand public : Le cycle menstruel
  3. Manuel MSD grand public : Le cycle menstruel (les faits en bref)
  4. Assurance Maladie (ameli.fr) : Informations et conseils sur les règles ou menstruations
  5. Frontiers in Sports and Active Living (2024) : étude de l'INSEP sur des cyclistes de haut niveau
  6. Santé publique France : nouvelles recommandations sur l'alimentation, l'activité physique et la sédentarité (2019)

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